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Communiqué du Parti Ouvrier Indépendant sur La PAC

Publié le 25 septembre 2008 par poi-sju.74


NON à la PAC, rupture avec l’Union Européenne


Un référendum a eu lieu le 29 mai 2005; Le Non l’a emporté nettement. Les agriculteurs et les ruraux ont pris une large part à ce résultat. Ils n’abandonnent pas l’espoir d’être entendus!

Nous sommes agriculteurs, ouvriers, employés, jeunes , retraités ou chômeurs qui vivons à la campagne. On nous cache la situation réelle des agriculteurs dans ce pays.

Combien parmi nous doivent se contenter pour vivre d’un revenu bien inférieur au Smic, voire au seuil de pauvreté? En 30 ans 1,4 millions de nos emplois d’agriculteurs ont été rayés de la carte ! Pourtant la production a été dans le même temps multipliée par 3.

Qui a profité de la situation ? D’un côté les banques, les marchands de machines, d’engrais, d’aliments du bétail et de l’autre la grande distribution et les industriels de la transformation nous ont spolié de notre travail

La PAC et l’Union Européenne, c’est l’irresponsabilité généralisée !

La PAC nous a imposé des quotas de production et la jachère, alors que plus de la moitié de la planète meurt de faim ! Aujourd’hui, on nous empêche même de subvenir aux besoins du pays alors que c’est notre raison d’être! Aujourd’hui la pénurie et la spéculation règnent dans les grands secteurs de production, et l’Union Européenne dit maintenant le contraire d’hier alors que les importateurs parcourent le monde pour profiter de la pénurie.

On nous a longtemps dit que les paysans étaient responsables de la surproduction, de la pollution, alors que les banquiers et Bruxelles nous obligent à nous endetter toujours plus pour produire toujours plus ! On nous a dit que les paysans touchaient beaucoup d’aides de Bruxelles … mais ce sont les gros producteurs et grands propriétaires terriens qui touchent 80% de ces aides !

C’est l’Union Européenne et les grands groupes de distribution qui décident des prix et des importations . C’est la PAC qui, se soumettant aux accords de l’Organisation Mondiale du Commerce, enlève les unes après les autres les protections douanières, permettant aux multinationales et à la grande distribution d’accroître leurs profits au mépris des agriculteurs et des consommateurs.

Même les coopératives ne peuvent plus résister à la « libre concurrence » prônée et organisée par l’Union Européenne . Maintenant, ils veulent interdire la libre coopération entre agriculteurs : la constitution européenne spécifiait «  que sont interdits tous les accords entre entreprises (…) toutes pratiques concertées (…) susceptibles de fausser le jeu de la concurrence au sein du marché intérieur ». Cela s’applique.

Le gouvernement et ses soutiens nous ont dit: «nous allons sécuriser votre revenu »

Mais ils nous ont menti ! c’est impossible dans le cadre de la PAC : l’article 87 du Traité constitutionnel européen disait et cela a été confirmé par le Traité de Lisbonne: «  sont incompatibles avec le marché intérieur les aides accordées par les Etats membres ou au moyen de ressources d’Etat sous quelque forme que ce soit qui faussent ou menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions »

Tout le monde le sait : la Commission de Bruxelles a poursuivi et condamné à de lourdes amendes, parce que faussant la libre concurrence, les organisations syndicales d’agriculteurs pour avoir tenté d’assurer aux producteurs un prix minimum de la viande pendant la crise de la vache folle  !

Dans nos villages on ferme nos bureaux de poste, nos trésoreries, nos services de l’équipement , nos hôpitaux de proximité et nos maternités, parce que le Traité de Maastricht exige de tailler dans les dépenses publiques pour respecter le pacte de stabilité! Et il faudrait accepter que nos enfants fassent des kilomètres en car pour rejoindre les écoles intercommunales, parce que la classe du village ferme ? Il faudrait accepter que les mères doivent parcourir 60, voire 100 km en plein travail d’accouchement ?

Avec la privatisation de l’EDF et la fin du monopole de l’Etat exigée par la Constitution européenne, qu’est-ce qui nous garantit que le prix du Kilowatt heure ne sera pas plus cher dans nos fermes isolés ?

Nos élus qui se mobilisent ont raison ! Le mandat que nous leur avons donné est de nous défendre auprès des pouvoirs publics, de défendre nos services publics , nos villages.

Nous voulons vivre de notre travail, dont toute la société bénéficie . Nous ne voulons pas devenir une réserve à touristes ! Nous ne sommes pas des chasseurs de primes…

Nous disons: il faut respecter le vote NON à la Constitution européenne !

Non à la PAC de la concurrence libre et non faussée

avec les pays à main d’oeuvre sous-payée, Argentine, Brésil, Pologne…

Les partisans de la PAC et de l’Europe de Maastricht nous disaient  : si le NON l’emporte ce sera le chaos ! Ils ne tiennent pas compte De la victoire du Non, et c’est le chaos! L’Union Européenne l’organise en poussant à la faillite nos exploitations agricoles les unes après les autres et en fermant tous nos services publics dans nos villages !

Nous voulons reconquérir le droit de vivre de notre travail, de bénéficier du bureau de poste au village , des hôpitaux de proximité, de la DDE, de l’école communale pour nos enfants.

Nous voulons reconquerir les droits que la République nous a donnés et dont l’Union Européenne n’a pas le droit de nous spolier !

Un nouveau parti s’est créé les 14 et 15 juin 2008:

le PARTI OUVRIER INDEPENDANT

Son objectif est de réaliser l’unité de tous les travailleurs pour arrêter la marche à la catastrophe annoncée, celle d’un pays où régnerait en maître la seule loi de l’argent, de la concurrence entre travailleurs, entre communes et entre régions, la loi des privatisations et de l’abandon des zones non rentables.

La seule voie pour s’opposer réellement à ces destructions, c’est celle de la rupture avec l’UE, construction politico-économique qui n’a rien à voir avec l’Europe des peuples. Sans cette rupture, nos efforts seraient amenés à se heurter à chaque occasion au même mur: celui des Traités qui s’imposent contre tous les acquis sociaux et démocratiques de notre pays.

Et pendant ce temps, pendant que nous chercherions des solutions impossibles dans le cadre de l’UE, la Commission et les gouvernements aux ordres continueraient à appliquer leurs plans destructeurs! Il n’y a pas de solution sans rupture avec cette politique, sans rupture avec l’Union Européenne !

Tous ensemble, travailleurs des villes et campagnes, jeunes et retraités, chômeurs, nous refusons l’UE du fric et des multinationales: organisons-nous dans le seul parti qui ne craigne pas de désigner la véritable cause des problèmes des agriculteurs et qui organise l’action unie contre cette politique destructrice.

· Nous exigeons le respect de la démocratie et du vote Non à l’UE,

· Nous pensons que la satisfaction des revendications exige la rupture avec l’UE et sa Politique Agricole Commune, créées pour faire règner la concurrence et éliminer les agriculteurs,

· Arrêt de l’exode agricole: relance de la production,

· Rétablissement des services publics, conquètes de la République,

· Prix garantis assurant un revenu suffisant aux agriculteurs et des prix accessibles pour les consommateurs,

· Organisation et sécurisation des marchés, avec des accords équilibrés avec les autres pays producteurs,

Rupture avec la politique de l’Union Européenne

Pour l’union libre des peuples et des nations libres d’Europe

Ouvriers, employés, paysans, ruraux : rejoignez le Parti Ouvrier Indépendant

Contact: Parti Ouvrier Indépendant, 87 rue du Faubourg St Denis 75010 Paris

Tel : 01 44 83 99 60

Site: www.conventionouvrièreetsocialiste.com

Communiqué publié le Jeudi 25 septembre 2008 à 15:31, classé dans Politique. Vous pouvez suivre les commentaires relatifs à ce communiqué avec ce flux RSS 2.0. Both comments and pings are currently closed.

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