La Grande Odyssée est devenue cette année la Grande Odyssée Savoie Mont-Blanc. Le Conseil général a en effet souhaité renforcer son soutien à cette grande compétition qui fait beaucoup pour la promotion touristique du département. Il est devenu son principal financeur via l’agence chargée de la promotion des deux Savoie : Savoie Mont-Blanc. Avec les championnats du monde de Val d’Isère 2009, la grande Odyssée sera l’un des deux temps forts de la saison sportive à venir.
Le nouveau logo de la Grande Odyssée Savoie Mont-Blanc
La Grande Odyssée Savoie Mont-Blanc est une compétition de haut-niveau qui connaît un succès public grandissant. Pour sa quatrième édition, 100 000 spectateurs sont attendus alors qu’une vingtaine de mushers de 11 pays différents et leurs 308 chiens sillonneront les montagnes savoyardes du 6 au 16 janvier. Comme le Tour de France, la Grande Odyssée est une course internationale par étapes qui requiert une bonne santé. Jugez-vous même : en 2006, la course s’est gagnée en 36 heures environ, à une moyenne de 27 km/h avec des départs contre la montre toutes les 2 minutes. Mais la fraîcheur ambiante, la neige omniprésente, la mixité et surtout les traîneaux tirés par les chiens la distinguent de la Grande Boucle. Elle se court en 10 étapes (pour un total de 1000 km et 25 000 m de dénivelé), sur deux semaines et dans deux régions différentes : sur le domaine des Portes du Soleil (Haute Savoie - France et Suisse) la première semaine, en Haute Maurienne Vanoise (Savoie - France) la seconde.
Ses dénivelés, ses difficultés techniques et le niveau de préparation nécessaire en font la course de chiens de traîneaux la plus difficile au monde.
L’édition 2007 aura certes été tronquée du fait des mauvaises conditions d’enneigement mais cela n’a pas douché l’enthousiasme des passionnés : 15 000 spectateurs ont suivi les exploits des 16 mushers engagés pendant les trois jours de compétition (220 km et 6600 m de dénivelé positif tout de même !). Et nul doute que tous sont impatients de participer à cette quatrième édition, marquée par une neige tombée cette année en abondance, et accompagné cette fois par une foule de passionnées et de curieux beaucoup plus imposante.
La course
Un musher et ses chiens en plein effort
Chaque musher dispose d’environ 14 chiens qu’il doit gérer en fonction du profil de chaque étape et des indications de la direction de course. La santé des chiens est l’objet de toutes les attentions et tout ce qui pourrait mettre en danger l’équipage ( manque de soins prodigués aux chiens, équipements incomplets, etc. ) entraînerait la sanction du musher fautif par les vétérinaires et les commissaires de course (sanction pouvant aller jusqu’à l’exclusion). Un esprit sain donc, mais également un corps propre. Le recours aux stimulants est évidemment strictement interdit et les contrôles anti-dopage s’appliquent aussi bien aux chiens qu’aux mushers.
Une course « propre » à travers des paysages grandioses ? A l’heure où les premiers effets du réchauffement planétaire sont déjà visibles sur certains glaciers, l’occasion était idéale pour essayer de sensibiliser le public à l’environnement et à la nécessité de sa préservation. De nombreuses opérations ludiques et éducatives sont ainsi menées autour de la Grande Odyssée, notamment en direction des jeunes, avec le soutien de l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’énergie) et de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme.
Des animations à la pelle
Quelques visiteurs dans la cité polaire du Mont-Cenis
On l’aura compris, la Grande Odyssée est aux petits soins pour son public. L’organisation a ainsi multiplié les points d’accès afin de permettre aux spectateurs de venir nombreux (à pieds, à skis ou en raquettes). Les 24 stations qui participent à l’organisation proposent par ailleurs plus de 50 animations sur les deux semaines de compétition : soirées et ateliers trappeurs, constructions d’igloos, conférences, projections de films, initiations à la conduite de chiens de traîneaux, randonnées accompagnées par des professionnels, une « odyssée des enfants » pour les initier à la course de traîneaux, etc.
Clou de la manifestation : la base polaire, installée au Mont-Cenis. Chaque année depuis 2005, un authentique village polaire est construit à 2000 mètres d’altitude par les 150 militaires du 13è bataillon de chasseurs alpins. Cet édifice de neige et de glace, bien utile aux mushers, donne aussi aux nombreux visiteurs (3000 en 2007) un petit aperçu des conditions de vie en terre polaire.
Course magnifique, défendant une vision de la nature où l’homme est en harmonie avec l’animal et son environnement, la Grande Odyssée Savoie Mont-Blanc est aussi un modèle de collaboration entre des passionnés de leur sport et les collectivités locales. Chaque année en effet, durant les 10 jours de compétition, Nicolas Vanier, directeur de la course, et Henry Kam, son organisateur, les élus et plus 1 000 professionnels et bénévoles des stations des Portes du Soleil, de la Haute Maurienne Vanoise, de l’Assemblée des Pays de Savoie et des professionnels de Savoie Mont Blanc Tourisme, se mobilisent pour offrir aux mushers et aux spectateurs des conditions de course et de spectacle optimales. Cerise sur le gâteau : la Grande odyssée a reçu en mars 2007 au casino de Paris le Trophée d’or du marketing sportif qui récompense une « campagne de marketing sportif à l’initiative d’une collectivité locale”.